Alone in the Dark | Retrogaming by Pixel-maniac.com
Alone in the Dark
Genre Aventure
Support PC
Année 1992
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Alone in the Dark

Le petit chef d'œuvre du français Frederic Raynal est sorti sur PC en 1992 chez Infogrames. Il invente ce que l'on appellera bien plus tard le genre "Survival Horror"


Alone in the Dark
L'introduction et l'arrivée du personnage dans le manoir : un passage culte du jeu vidéo avec cette vue suggérée d'une créature à la 1ere personne.
L'introduction et l'arrivée du personnage dans le manoir : un passage culte du jeu vidéo avec cette vue suggérée d'une créature à la 1ere personne.

Alone in the Dark sera le premier d'une longue lignée de jeux destinés à vous foutre les chocottes tard le soir derrière votre écran. Car il faut dire qu'en 1992, le jeu d'horreur n'existe pas encore sous sa forme moderne et actuelle.

Pourtant une petite mise au point est obligatoire avant de continuer ce test. Alone in the Dark est un jeu fantastique en 1992. Mais à cause de ses mécaniques maladroites, un peu arides et surtout perfectibles, même à l'époque, il devient sinon injouable au mieux un exercice fastidieux qui en découragera plus d'un.

Jouer à Alone in The Dark en 2022, c'est un peu comme se retrouver perdu dans une ville sans téléphone portable ni GPS, juste muni d'une carte papier datant du siècle dernier. Car oui, il s'agit bien d'un jeu du siècle dernier.

Par vraiment une antiquité mais pas encore moderne, il est l'ultime stade d'évolution des jeux d'aventure / "point and click" avec des décors en 3D précalculés. En 1992, c'est une véritable révolution, l'immersion n'a jamais été aussi forte.

Mais pour cette époque la, il faut saluer la performance, alors vous êtes prévenus. Si tout cela ne vous rebute pas, alors entrons dans cette fabuleuse aventure qui ne fait plus si peur mais qui conserve cette aura étrange et qui continue de piquer notre curiosité.

Une mise en scène particulièrement soignée

La force du jeu est bien entendu son écriture et sa mise en scène. L'intro de début en témoigne, et elle a tout d'un film d'horreur des années 80: une sinistre demeure abandonnée, un suicide, des créatures variées et des ennuis en perspectives.

Vous incarnez au choix Edward Carnby, un détective privé ou Emily Hartwood, la nièce du défunt propriétaire du manoir dans lequel vous allez vous perdre.

Vous ne croyez pas à la version officielle (un suicide). C'est pourquoi vous décidez de vous pointer (seul sinon c'est pas drôle) dans l'austère baraque pour en avoir le cœur net. Bien sûr une fois rentré(e), pas moyen d'en sortir et vogue la galère.

Petit détail non négligeable, Jeremy Hartwood passait son temps à traduire d'anciens manuscrits ésotériques. Une histoire qui s'inspire donc fortement de l'œuvre de Lovecraft, auteur américain et créateur du mythe de Cthulhu.


Seul, mais vraiment seul dans le noir...

Alone in the Dark
Les combats ne sont pas la principale qualité du titre. N'espérez pas tuer ce rat qui est immortel... Donnez lui juste des coups de latte pour l'écarter de votre chemin
Les combats ne sont pas la principale qualité du titre. N'espérez pas tuer ce rat qui est immortel... Donnez lui juste des coups de latte pour l'écarter de votre chemin

La force des concepteurs du jeu est de jouer sur la mise en scène. Les choix techniques vont contribuer à établir toute la grammaire d'un genre nouveau, sans le savoir.

Alors que la décision de créer les personnages en polygones (vraie 3D) et les décors précalculés sont d'abord déterminés par les limitations des machines de l'époque, F. Raynal est loin de se douter que cela va contribuer à créer cette atmosphère pesante caractéristique du genre.

Les angles de caméras, le monstre se cachant derrière une porte, l'inventaire et les munitions limités, tout ceci fera école par la suite.

Le début laborieux

Vous êtes donc à ce stade seul, complètement seul. Mais rassurez vous, cela ne dure pas. Non content de ne pas savoir quoi faire, au bout de quelques instants à vaquer dans ce grenier où vous avez atterri, un monstre apparait par la fenêtre et tente de vous occire.

Rappelons que le jeu est jouable entièrement au clavier. Pour chaque action, il va falloir aller dans le menu et choisir entre "combattre", "ouvrir/chercher", "pousser" ou "Fermer". Impensable aujourd'hui, mais à l'époque où le jeu d'aventure se pratique ainsi, ce n'est pas choquant, c'est même génial...

Comme vous êtes à poil, il faudra venir à bout du zombie à coup de pied, ce qui peut prendre des plombes ou c'est la mort assurée.

2eme tentative pour s'apercevoir qu'il est possible de bloquer l'accès à la fenêtre en poussant une étagère et ainsi empêcher l'indélicat de venir vous chatouiller les moustaches. Et la vous pensez être tiré d'affaire lorsqu'un autre diable apparait par une trappe au sol. Il faudra le tuer aussi ou pousser une grosse malle sur la trappe.

Comprenez que le jeu se base sur l'observation, le jeu d'aventure dont il reprend allègrement les mécaniques. Mais il rajoute aussi une dimension action avec une pression permanente sur le joueur (les apparitions de monstres, les angles de cameras qui se déplacent, la raideur des combats), le concept est révolutionnaire à l'époque et il fera date.

Vous allez ramasser et combiner des objets au fil de votre exploration, résoudre les énigmes avec la peur de voir surgir un danger à chaque recoin, comme ce plancher qui s'effondre entrainant une chute mortelle.

Les combats sont d'un rigidité telle qu'ils participent aussi de l'ambiance pesante du jeu. On évitera donc de se battre, préférant la ruse à la confrontation directe (sachant que l'issue est très souvent fatale).

Après avoir fouillé les recoins de la maison, fait de nombreux aller retour entre les étages et les différentes pièces mais surtout tenté de survivre dans une aventure périlleuse et exigeante, les joueurs de l'époque n'ont pas conscience qu'ils viennent de terminer le premier Survival Horror de l'histoire du JV moderne.


Alone in the Dark est une œuvre maîtresse qui a marqué son époque

Alone in the Dark
Les angles de vue peuvent changer dans la même pièce en fonction d'évènements préenregistrés ou de votre position. Ils s'avèrent souvent riches en indications...
Les angles de vue peuvent changer dans la même pièce en fonction d'évènements préenregistrés ou de votre position. Ils s'avèrent souvent riches en indications...

Le survival horror est un genre canonique aujourd'hui, tout le monde connait la série des Resident Evil ou Silent Hill pour ne citer qu'eux. Ces derniers sont d'ailleurs en tout point supérieur à Alone in the Dark. Mais à l'époque ce genre, qui est un sous genre du jeu d'aventure, n'existe pas ou n'est pas explicitement nommé.

Pourtant il suffit de se pencher sur les articles de la presse spécialisée qui à l'époque donne une avis plus qu'élogieux à l'œuvre de Raynal.

Tous sont d'accord pour vanter les qualités techniques hors norme sur PC de l'époque. Une 3D naissante et tellement bien exploitée qu'elle fait briller les yeux des testeurs subjugués par tant de réalisme.

Des personnages en polygones dotés d'une inertie très réalistes dans des décors en perspective avec des angles de vues changeant à chaque pièce (Jusqu'à 5 différents par pièce). Tout ceci est fou.

C'est simple il écope de notes excellentes et décroche un Megastar chez Joystick, fait plutôt rare à l'évidence.

Infogrames vient de nous gratifier du meilleur jeu jamais vu sur micro.

Gen4, nov. 1992

Rien que çà...

Pas besoin d'être devin pour savoir qu'il y aura un avant et un après Alone in the Dark. Pourtant, la paternité du Survival Horror lui sera reconnue assez tardivement, puisqu'il faudra attendre les années 2010 pour que le créateur de la série des Resident Evil avoue s'être inspiré du jeu de Frederic Raynal

Alone in the Dark

Quand on (re)joue à Alone in the Dark, on ressent forcément le poids des 30 annnées qui nous séparent du jeu. Il serait aujourd'hui impensable d'aller chercher dans un menu pour passer d'un mode exploration à un mode combat dans un jeu d'action en temps réel, même de ce genre.

Alors j'ai fait l'incroyable effort d'y rejouer, de passer quelques heures, quelques énigmes et je me suis quand même presque amusé. Mais avec quelques efforts et un plaisir parfois coupable entre le masochisme et la sensation d'être à la merci totale du jeu.

Il est presque révolu ce temps où le joueur n'était pas guidé comme un demeuré. Exit les indications qui clignotent dans tout les recoins de l'interface pour vous indiquer le chemin. Ce temps où il fallait observer, jusqu'à même griffonner une carte sur un papier pour se repérer dans le dédale des pièces.

Désormais, le jeu se consomme comme une série en streaming, en accéléré, sans trop réfléchir presque jusqu'à l'écœurement. C'est peut être la seule chose qui nous fera regretter, nous les vétérans du Jeu Vidéo, une œuvre comme Alone in the Dark, étrange ovni devenu si inaccessible aujourd'hui.

Suggestion

Dune II Battle for Arrakis

Avis

On a aimé:
  • Des personnages en 3D polygonale (en 1992 !)
  • les angles de vue qui changent et nous surprennent
  • le stress permanent
On a moins aimé:
  • le menu
  • les bruitages et la musique pas terrible même pour l'époque
Note 97/100

Vidéos

Alone in the Dark - Infogrames (1992) | PC | 06/05/2022 | 14 vues

Portages et Autres versions

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Screenshots (22)

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Maître Jedi des requêtes SQL. Les jeux qui m'ont marqué:

  • Castlevania IV
  • Tomb Raider
  • FFVII
  • Diablo
  • Derrick : meurtre dans un parterre de fleurs

Publié le 06/05/2022 | Catégorie Test | Version PC

Dernière modif le 2022-06-08 15:34:00(Dernière modif il y a moins d'un mois par nono)
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-- Dans la catégorie: Test --

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Alone in the Dark

Commentaires

Basic Syntax avec Markdown

Remo
Remo a écrit le 16/05/2022 à 14:36:32.

Chef d'oeuvre celui-ci, Resident lui doit tout!


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