Michael Jackson Moonwalker
Moonwalker sur Megadrive c'est un peu comme un concert de Michael Jackson : ça dure pas assez longtemps, c'est parfois un peu répétitif, mais on en ressort avec le sourire et une irrésistible envie de rejouer.
Un jeu imparfait, certes, mais tellement attachant qu'il mérite largement sa place dans toute bonne collection rétro. Et franchement, quel autre jeu vous permet de vaincre vos ennemis à coups de Moonwalk ? Exactement. Vous cherchez encore?
dernière mise à jour: 2026-05-17
Maître Jedi des requêtes SQL.
Les jeux qui m'ont marqué:Half-life, Tomb Raider, FFVII, Diablo, Derrick : meurtre dans un parterre de fleurs
Michael Jackson's Moonwalker sur Megadrive : Quand le King of Pop prenait la manette
Il y a des jeux vidéo qui marquent une génération. Il y a des pop star qui marquent également une génération (et au delà).
Et puis il y a Michael Jackson's Moonwalker sur Megadrive sorti en 1990. Un jeu qui, rien que par son existence, résume parfaitement cette époque bénie où l'on pouvait sortir n'importe quoi sur cartouche du moment que la licence était assez grosse. Sauf que là… ça marche. Et ça marche même plutôt bien.
Mr. Big a kidnappé des enfants. Seul Michael peut les sauver...
Bon, je vois un rictus de gêne poindre sur vos tronches mais Voilà le pitch. On ne rigole pas, c'est le scénario officiel.
Inspiré du film éponyme, Moonwalker nous place dans la peau de Michael Jackson himself, dont la mission est de libérer des enfants kidnappés par le sinistre Mr. Big. Oui, c'est aussi particulier que ça en a l'air en 2026. Mais en 1990, on enfilait le costume blanc et les chaussettes blanches sans se poser de questions, et on y allait.
Sega avait déjà sorti une version arcade en 1989, un beat'em up isométrique pouvant accueillir jusqu'à trois joueurs simultanément. La version Megadrive de 1990, elle, est un jeu complètement différent : plus personnel, plus intime, et franchement plus réussi pour une expérience solo.
Moonwalk, chapeau fédora et paillettes magiques
Parlons gameplay, parce que c'est là que le jeu devient vraiment intéressant. L'attaque de base de Michael est un coup de pied stylisé, directement tiré de ses chorégraphies. Si on maintient le bouton et qu'on recule, il enchaîne sur son célèbre Moonwalk. Oui, on combat des ennemis en faisant le Moonwalk.
Mais le vrai plaisir, c'est l'attaque spéciale. En maintenant le bouton d'action, Michael se met à tournoyer, puis balance son chapeau fédora comme un boomerang qui détruit instantanément la plupart des ennemis. Mais si on tient encore plus longtemps… tous les ennemis à l'écran se regroupent autour de lui et commencent à danser sur sa musique. Une fois la chorégraphie terminée, ils sont tous mis hors combat. Attention ces techniques, quoique spectaculaires vous font perdre de la vie à chaque utilisation.
Mais vous avez bien lu. Michael Jackson bat ses ennemis en les forçant à danser avec lui. C'est la méthode de combat la plus charismatique de toute l'histoire du jeu vidéo, soyons honnête.
Certains niveaux font même apparaître une étoile filante qui transforme temporairement Michael en cyborg capable d'attaquer avec de l'artillerie lourde. Et le dernier niveau ? Un combat en vue subjective façon simulateur de vol, où Michael, transformé en vaisseau spatial, affronte le vaisseau de Mr. Big. On est parti du Moonwalk pour arriver à Star Wars. Cohérent.
Une bande-son qui envoie du lourd (au sens propre)
Si Moonwalker a un argument imparable, c'est sa bande-son. Chaque niveau est accompagné d'une version 16-bit de ses plus grands tubes : Smooth Criminal, Beat It…
Les voix digitalisées de Michael sont d'une qualité remarquable pour l'époque. On entend le "hee-hee !" caractéristique cracher dans le haut-parleur de la Megadrive et c'est immédiatement la madeleine de Proust qui frappe.
L'animation du personnage est également soignée : entre le Moonwalk, le lancer de chapeau et le pouvoir qui fait danser tout le monde, Michael bouge avec une aisance et une classe qui forcent le respect!
Le gameplay reste accessible : des combos basiques, des attaques spéciales spectaculaires, mais une IA ennemie assez simple qui rend le challenge inégal. On ne va pas se mentir, Moonwalker se finit assez vite et ne réinvente pas la roue du beat'em up. Mais ce n'est pas pour ça qu'on y revient.
On y revient parce que c'est une capsule temporelle. Un artefact d'une époque où Michael Jackson était tellement immense qu'il pouvait transformer des méchants en danseurs involontaires et personne ne trouvait ça bizarre. Une époque où Sega prenait des risques fous et pondait des trucs uniques.
Si vous croisez une cartouche en bon état à prix raisonnable, ne réfléchissez pas trop. Glissez-la dans votre Megadrive, laissez Smooth Criminal envahir votre salon en 16-bit.
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En Bref...
Moonwalker sur Megadrive c'est un peu comme un concert de Michael Jackson : ça dure pas assez longtemps, c'est parfois un peu répétitif, mais on en ressort avec le sourire et une irrésistible envie de rejouer.
Un jeu imparfait, certes, mais tellement attachant qu'il mérite largement sa place dans toute bonne collection rétro. Et franchement, quel autre jeu vous permet de vaincre vos ennemis à coups de Moonwalk ? Exactement. Vous cherchez encore?
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