Super Castlevania IV

Le cauchemar de Dracula

Quatre mois après le lancement de la Super Nintendo en France, Konami, dans un élan de générosité dont on lui sera reconnaissant à vie, nous gratifie d’un Super Castlevania IV qui va changer à jamais le monde du jeu de plate-forme. La saga Castlevania fait ici son entrée dans la cour des grands et acquiert ainsi ses lettres noblesse dans l’un de ses épisodes les plus emblématiques.

Le monde de la Hammer en jeu vidéo

Simon Belmont, un adepte du SM à base de fouet et de cuir, est énervé. Le comte Dracula lui fait des misères et ce n’est pas le genre à se laisser faire par le premier vampire venu. N’écoutant que son égo, notre héros, revêt sa vieille armure de cuir (déjà largement utilisée dans les épisodes NES, MSX et Gameboy) et, muni de son plus beau fouet clouté part à la chasse aux monstres à travers forêt, grottes, égouts, donjons et châteaux.

Super Castlevania IV
Squelettes, monstres et fantômes au programme

Car oui, rien ne vous sera épargné ; il faudra ainsi progresser méthodiquement à travers les différents niveaux et combattre (une fois n’est pas coutume) un boss de fin de level bien remonté pour pouvoir progresser dans cette aventure en scrolling horizontal d’un classicisme à toute épreuve mais d’une beauté à faire pleurer les rétines les plus récalcitrantes.

Le jeu tire pleinement profit des capacités de la Super Nintendo nouvellement sortie à l’époque avec des effets hallucinants de rotation (merci le mode 7). L’ambiance mi-médiéval, mi-gothique renforce le dépaysement du joueur et le plonge directement dans une ambiance fantastique digne des plus grands films de la Hammer.

Super Castlevania IV: Belmont vs Dracula

Super Castlevania IV
Une démo technique pour la SNES

L’arsenal à disposition de notre valeureux guerrier est pléthorique.

Au-delà du fouet qui comprend deux itérations (on gagne en longueur et en puissance : pas de mauvais jeux de mots s’il vous plait…), Simon peut porter une arme secondaire au choix parmi un couteau (lancer horizontal), une hache (lancer circulaire en hauteur), une fiole d’eau bénite (statique donc à l’utilisation limitée), un item qui permet de figer temporairement le temps et une sainte croix qui extermine tous les ennemis de l’écran.

Armé comme un Terminator des temps anciens, ou une sorte de Van Helsing, tout est réuni pour faire un carnage parmi une flopée d’ennemis variés et coriaces : squelettes en tout genre (armés ou surgissant de nulle part), fantômes, golems, spectres, monstres végétaux, oiseaux, etc… Le bestiaire est d’une variété folle et tout est prévu pour tenter de surprendre et piéger le joueur.

Les boss de fin de niveaux ne sont pas en reste.

Super Castlevania IV

D’une originalité folle, ils remplissent correctement leur moitié d’écran en balançant la sauce sur nous, pauvre petit humain que nous sommes. Rien ne sera épargné au pauvre Simon, les niveaux étant pensés comme de véritables labyrinthes même si la 2D limite l’expérience. On sent que les développeurs ont exploité au maximum les capacités de la Super Nintendo tant on en prend plein les yeux et tant l’expérience de gameplay est riche et poussée pour un jeu en 2D. Rotations, Zooms (les chandeliers : oh mon dieu !!), Passages au grappin, Scrollings différentiels, tout est réuni pour faire perdre la tête au joueur dans un environnement de film d’horreur qui incite à scruter chaque détail tellement le jeu est peaufiné à l’extrême.

Comment écrire sur Super Castlevania IV sans évoquer les musiques complètement entêtantes, qui collent parfaitement à l’ambiance et qui résonnent encore dans la petite tête de votre serviteur rien qu’à leur évocation.

Super Castlevania IV, alors bien ou bien ?

En 1991, la Super Nintendo frappe un grand coup avec ce Super Castlevania IV et fait d’une pierre deux coups : non seulement le titre permet d’assoir la suprématie de la console de Nintendo dans le paysage vidéoludique des 16 bits, mais il se permet également de faire entrer la licence dans les Tops des ventes de Nintendo après Mario et Zelda.

On est dans un univers un peu plus adulte qui permet de ramener toute une partie des amateurs qui pensaient que les jeux vidéo ne pouvaient s’adresser qu’à des enfants. Alors n’attendez plus, Dracula vous attend et il n’est pas venu tout seul, ne le décevez pas !!


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